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Bienvenue, sur le blog nature de Cap21. La nature est une préoccupation constante pour notre mouvement, parce que la biodiversité est un gage  de développement durable, et une vraie richesse de l'humanité, qu'il convient de transmettre aux générations futures. Ce combat est tout à la fois éthique et citoyen. Ce blog est un relai supplémentaire dans notre combat. N'hésitez donc pas à nous communiquer vos suggestions, et les problématiques que vous aimeriez voir apparaitre sur cet espace que nous souhaitons citoyen et démocratique.

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A très bientôt,
Ecologiquement vôtre,
Nicolas Semmartin-Bouilhet
 

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Cap21, en tant que parti politique environnementaliste prend très à coeur les problèmes d'appauvrissement de la biodiversité, et de dérégulation des écosystèmes naturels. Et ce, parce-que la nature constitue pour nous la vraie richesse de l'humanité, et un atout primordial pour les capacités de développement des générations actuelles et à venir. Qu'il le veuille ou pas, l'homme est intégré à l'écosystème mondial, il bénéficie de ses bienfaits et subit les conséquences de ses destructions.

Cette prise de conscience du coût et de l'impact de nos modes de vie, de notre modèle de développement à court termes, est ce qui nous pousse à soutenir un grand nombre d'actions pour la protection de l'environnement. Et ce, pourvues qu'elles soient étayées par des rapports d'expertises sérieux, et non pas issus de phénomènes nimbistes. C'est pour cela que nous soutenons activement les scientifiques indépendants et que nous prônons avec leur avis le principe de précaution. Pour que développement et écologie deviennent indissociables, nous demandons une politique globale de développement durable et soutenons les entreprises engagées dans l'écodéveloppement.

Pour que les générations à venir trouvent dans la nature les moyens de vivre et de se développer correctement, nous militons pour l'extension des zones protégées qu'elles soient marines ou terrestres, mais aussi pour un renforcement de l'éducation à l'environnement. Car ce n'est qu'en intégrant très tôt les mécanismes complexes des écosystèmes et la richesse que représente la biodiversité, que les futurs citoyens pourront comprendre l'enjeu réel de l'écologie pour l'humanité.

Au niveau national, beaucoup de moyens se trouvent à notre disposition, nous les utilisons et essayons d'être vigilants pour que la nature ne soit plus victime des desiderata de lobbys financiers ou politiques. Nous souhaitons à ce titre que les citoyens se mobilisent mieux, pour que l'intérêt général devienne aussi un moyen de pression.

N'hésitez pas à nous rejoindre dans nos combats, ce sont aussi les vôtres.

Nicolas Semmartin-Bouilhet

 

 

Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 18:46
(AFP)
Coraux calédoniens: le dossier transmis à l'Unesco avant fin janvier

 

 

 

La France transmettra à l'Unesco d'ici fin janvier 2007 sa demande d'inscription des coraux de Nouvelle-Calédonie au patrimoine de l'humanité, afin d'assurer la conservation et la transmission d'une incroyable réserve de vies encore méconnues.

Selon le ministère de l'Ecologie, qui prend désormais en charge le dossier préparé sur place depuis deux ans, la protection de l'Unesco devra s'étendre à six zones classées "biens naturels" qui, du nord au sud du territoire d'Outre-mer dans le Pacifique, présentent récifs, barrières et mangroves.

La demande de classement concerne 15.500 km2, soit 60 % du lagon de Nouvelle-Calédonie, dont 1.600 km de barrière corallienne et 800 km2 de récifs, choisis pour leur représentativité.

"La Nouvelle-Calédonie a l'avantage de présenter tous les types récifaux: récifs frangeants (les premiers à se former autour de l'île), barrière et atolls", relève Pascale Chabanet, docteur en environnement marin et chercheuse à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Nouméa.

"C'est cette diversité qui crée différents habitats permettant à tellement d'espèces différentes de cohabiter", ajoute-t-elle.

Selon elle, 350 variétés de coraux ont été identifiées en Nouvelle-Calédonie parmi 700 connues dans le monde, ainsi que 1.700 espèces de poissons (sur 3.000 répertoriées dans le Pacifique), sans compter les algues et les mollusques.

"Mais la barrière calédonienne a été peu étudiée jusqu'ici, par rapport à la Grande barrière australienne, un peu mieux connue, où 420 espèces de coraux ont été identifiées", ajoute la chercheuse.

L'idée d'inscrire ces richesses au patrimoine de l'humanité a émergé en 2002 lors de la conférence de l'Union mondiale pour la nature (UICN), à Hanoi.

Depuis 2005, le dossier a été porté par l'Initiative française des récifs coraliens (Ifrecor), dont le comité néo-calédonien rassemble, sous l'autorité du Haut Commissaire de la République, représentants de l'administration, de l'économie locale, scientifiques et ONG.

Cette instance s'est notamment chargée de promouvoir ce dossier auprès des collectivités locales et des communautés calédoniennes. "Il fallait rassurer, expliquer, apaiser les craintes d'être spolié et garantir la possibilité d'une gestion pérenne des biens concernés", indique le ministère de l'Ecologie.

"Il ne suffit pas de décréter, il faut ensuite s'assurer de la réalité de la protection".

Le ministère va maintenant relayer les collectivités locales auprès de l'Unesco, seul un Etat étant habilité à saisir l'organisation internationale. Il devra déposer sa demande avant le 31 janvier 2007 pour une inscription effective d'ici juillet 2008.

Entre-temps, les experts de l'UICN auront un an pour vérifier les critères de classement.

L'enjeu est important pour la France dont aucun site classé "ne concerne à la fois le patrimoine marin et l'Outre-mer", note le ministère.

Pascale Chabanet relève surtout que sur 700 sites naturels inscrits au patrimoine de l'humanité, le Pacifique est peu présent et que seuls une dizaine de sites coralliens y figurent, dont les barrières d'Australie et du Belize, ou l'atoll d'Aldabra aux Seychelles.

En outre, ajoute-t-elle, "la Nouvelle-Caledonie ne serait que le deuxième des 700 sites à intégrer à la fois les récifs coralliens et la mangrove".

 

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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