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Bienvenue, sur le blog nature de Cap21. La nature est une préoccupation constante pour notre mouvement, parce que la biodiversité est un gage  de développement durable, et une vraie richesse de l'humanité, qu'il convient de transmettre aux générations futures. Ce combat est tout à la fois éthique et citoyen. Ce blog est un relai supplémentaire dans notre combat. N'hésitez donc pas à nous communiquer vos suggestions, et les problématiques que vous aimeriez voir apparaitre sur cet espace que nous souhaitons citoyen et démocratique.

cap21nature@hotmail.fr

A très bientôt,
Ecologiquement vôtre,
Nicolas Semmartin-Bouilhet
 

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Vous pouvez nous faire part de vos suggestions:  cap21nature@hotmail.fr


Cap21, en tant que parti politique environnementaliste prend très à coeur les problèmes d'appauvrissement de la biodiversité, et de dérégulation des écosystèmes naturels. Et ce, parce-que la nature constitue pour nous la vraie richesse de l'humanité, et un atout primordial pour les capacités de développement des générations actuelles et à venir. Qu'il le veuille ou pas, l'homme est intégré à l'écosystème mondial, il bénéficie de ses bienfaits et subit les conséquences de ses destructions.

Cette prise de conscience du coût et de l'impact de nos modes de vie, de notre modèle de développement à court termes, est ce qui nous pousse à soutenir un grand nombre d'actions pour la protection de l'environnement. Et ce, pourvues qu'elles soient étayées par des rapports d'expertises sérieux, et non pas issus de phénomènes nimbistes. C'est pour cela que nous soutenons activement les scientifiques indépendants et que nous prônons avec leur avis le principe de précaution. Pour que développement et écologie deviennent indissociables, nous demandons une politique globale de développement durable et soutenons les entreprises engagées dans l'écodéveloppement.

Pour que les générations à venir trouvent dans la nature les moyens de vivre et de se développer correctement, nous militons pour l'extension des zones protégées qu'elles soient marines ou terrestres, mais aussi pour un renforcement de l'éducation à l'environnement. Car ce n'est qu'en intégrant très tôt les mécanismes complexes des écosystèmes et la richesse que représente la biodiversité, que les futurs citoyens pourront comprendre l'enjeu réel de l'écologie pour l'humanité.

Au niveau national, beaucoup de moyens se trouvent à notre disposition, nous les utilisons et essayons d'être vigilants pour que la nature ne soit plus victime des desiderata de lobbys financiers ou politiques. Nous souhaitons à ce titre que les citoyens se mobilisent mieux, pour que l'intérêt général devienne aussi un moyen de pression.

N'hésitez pas à nous rejoindre dans nos combats, ce sont aussi les vôtres.

Nicolas Semmartin-Bouilhet

 

 

Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 19:50

Jeudi 15 décembre 2005

Les coraux ont fait tampon lors du tsunami en Asie

 

 

Là où elles étaient suffisamment préservées, les barrières de coraux ont protégé le littoral lors du tsunami qui a ravagé les côtes de l'Océan indien en décembre 2004, rapporte jeudi l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Le revers de la médaille, note cette ONG scientifique réputée dans un rapport, fut que les barrières coralliennes déjà endommagées ont particulièrement souffert du raz-de-marée et peinent depuis à se reconstituer.

Ces conclusions émanent d'un rapport de l'UICN et du programme international sur la dégradation des barrières de corail dans l'Océan indien (Cordio).

"Les conséquences du tsunami ont été moins sévères, pour les coraux et les populations, là où les barrières avaient été gérées avec soin", constate Jerker Tamelander, l'un des auteurs du rapport cité dans un communiqué, évoquant notamment le cas de la zone protégée de Hikkaduwa au Sri Lanka.

De même, la Bar Reef sri-lankaise, bien que considérablement endommagée par le phénomène climatique El Nino en 1998, a pu se relever des dégâts subis beaucoup plus rapidement qu'ailleurs grâce à une gestion avisée, poursuit-il.

El Nino avait entraîné la mort de 90 % des coraux de l'Océan Indien, rappelle l'UICN.

"Ces découvertes mettent en évidence l'importance de coraux en bonne santé (qui) peuvent alors jouer leur rôle de tampon" face aux catastrophes, estime-t-il.

Les deux organismes rappellent qu'un tiers de la population mondiale (2,2 milliards d'humains) vit à moins de 100 km d'une barrière de corail et qu'en Asie du Sud-est, plus de 70% de la population réside dans une zone côtière.

L'UICN a évalué à 1,5 milliard de dollar par an la protection des littoraux et des coraux dans l'Océan Indien, relevant que les barrières coralliennes rapportent près de 30 milliards de dollars par an de bénéfices nets grâce aux activités touristiques et de pêche notamment qu'elles engendrent.

"Les coraux, constamment attaqués par la surpêche, la pêche à la dynamite, le ramassage ou la pollution, sont davantage exposés aux risques des désastres naturels à venir liés au changement climatique", indique M. Tamelander, le coordinateur des recherches UICN-Cordio en Asie du sud.

Le directeur du programme marin de l'UICN, Carl Gustav Lundin, insiste lui aussi sur l'impact du réchauffement climatique qu'il qualifie de "principale menace à l'échelle mondiale" pesant sur les barrières coralliennes en raison du réchauffement des océans, funeste aux coraux.

Le rapport du programme Cordio, co-financé notamment par la Finlande, les Pays-Bas, le WWF et divers fonds privés, a nécessité deux ans de travaux et mobilisé 50 chercheurs en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie et en Europe, précisent ses auteurs.

 

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 19:40

Jeudi 15 décembre 2005

 

Onze régions européennes de la façade atlantique unies contre la pollution

 

Onze régions littorales européennes se sont associées au sein d'un projet de coopération, Erocips, visant à répondre plus rapidement aux risques de pollution maritime, a-t-on appris jeudi auprès de la région Pays de la Loire.

Le projet "Emergency response to coastal oil, chemical and inert pollution from shipping" (Erocips) devrait permettre à onze régions de France, du Royaume-Uni, d'Espagne et du Portugal, réunies jeudi à Nantes, de mutualiser leurs connaissances en matière de prévention des marées noires, de protection du patrimoine côtier ou encore de stratégie de nettoyage des plages.

Les quatre régions du littoral atlantique français sont associées à ce projet lancé en novembre 2004 avec un budget total de plus de six millions d'euros.

Ce projet de "coopération transnationale" d'une durée de trois ans s'inscrit dans le cadre du programme d'initiative communautaire "Interreg III Espace Atlantique" et bénéficie de l'aide du Feder.

Pour l'instant, "les partenaires ont principalement effectué des travaux de collecte d'information" et vont désormais "constituer des bases de données communes et des cartographies de toute la façade atlantique", explique la région Pays de la Loire.

 

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Lundi 12 décembre 2005 1 12 /12 /Déc /2005 18:44

Mardi 6 décembre 2005

 

 

Un mammifère carnivore inconnu repéré à Bornéo

 

  Une espèce inconnue de mammifère carnivore a été repérée par des chercheurs du Fonds mondial pour la nature (WWF) dans les forêts denses de l'île de Bornéo, a annoncé mardi l'organisation de défense de l'environnement.Ce quadrupède, d'une taille légèrement supérieure à celle d'un chat domestique, doté d'une fourrure couleur roux sombre, de petites oreilles et d'une longue queue touffue, a été surpris à deux reprises de nuit par un appareil à déclenchement automatique installé au cours de l'année 2003, a précisé l'organisation.Des photographies de l'animal ont été montrées à des habitants ayant une bonne connaissance de l'écosystème. Le WWF a également consulté des experts de la faune sauvage de Bornéo mais personne n'a pu identifier le mystérieux animal.La plupart des gens interrogés "sont convaincus" qu'il s'agit d'une "espèce de carnivore" inconnue jusqu'ici, a ajouté le WWF. Les chercheurs espèrent pouvoir mettre en place des pièges pour capturer un individu vivant."Nous serons complètement assurés qu'il s'agit d'une nouvelle espèce que lorsque nous l'aurons capturé dans une cage", a indiqué à l'AFP Stephan Wulffraat, un chercheur néerlandais du WWF employé dans le Kalimantan.

 

Si cette découverte était confirmée, ce serait la première fois depuis plus d'un siècle qu'une nouvelle espèce de carnivore serait identifiée sur l'île, selon l'organisation.L'animal a été repéré dans le parc national de Kayan Mentarang, situé dans les forêts montagneuses du Kalimantan, la partie indonésienne de Bornéo."La découverte d'une espèce de mammifère dans le parc national de Kayan Mentarang suggère l'existence de nombreuses autres espèces inconnues. Au moins 361 nouvelles espèces ont été découvertes à Bornéo entre 1994 et 2004", souligne le WWF."Si cela se révèle être vraiment une nouvelle espèce de mammifère, celle-ci pourrait devenir une fierté nationale, que toute la nation devrait travailler à préserver", a déclaré à l'AFP Banjar Laban, responsable des zones protégées au ministère indonésien des Forêts.

 

Le WWF exprime à cette occasion son inquiétude concernant le projet de création dans le Kalimantan d'une plantation de palmiers à huile, appelée à être la plus importante du monde.Ce projet financé par la Banque chinoise de développement devrait couvrir une superficie de 1,8 million d'hectares, soit la moitié du territoire des Pays-Bas. Son impact sur l'environnement pourrait être dévastateur, avertit le WWF.Au moins 2,8 millions d'hectares de forêt tropicale disparaissent chaque année en Indonésie du seul fait de la destruction illégale de surfaces boisées.La déforestation rapide a des conséquences graves pour le pays et toute l'Asie du sud-est, notamment des inondations et des glissements de terrain, sans compter les feux de forêts favorisés par la pratique illégale des brûlis pour défricher la terre.

 

L'an dernier des scientifiques de l'organisation américaine Nature Conservancy avaient annoncé avoir découvert plus d'une douzaine d'espèces jusque là non répertoriées de poissons, d'insectes, d'escargots et de plantes dans un réseau de grottes calcaires d'une zone perdue du Kalimantan. Parmi ces nouveaux animaux figuraient des cafards géants, des crabes nains ou des mille-pattes.

 

Des spécialistes estiment que les étendues arborées auront disparu de Bornéo dans vingt ans.

 

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Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 17:33

Dépêche AFP du jeudi 1 Décembre 2005

France: les députés réforment la gestion des parcs naturels nationaux

Les députés ont approuvé jeudi soir le projet de loi sur les parcs naturels nationaux qui réforme leur statut pour associer les collectivités locales à leur gestion et crée des parcs naturels marins.
Le projet, examiné en urgence, réforme la loi de 1960 sur les sept parcs nationaux notamment les dispositions concernant la "zone centrale", c'est- à dire les "espaces protégés", désormais baptisés "le coeur" et les "zones périphériques" qui deviendront des "zones d'adhésion".
Dans ces zones, un développement économique compatible avec "un haut niveau de protection" sera encouragé.
Une charte du parc national, encadrera les mesures de protection applicables au "coeur" du parc (partie réglementaire de la charte) et les activités économiques possibles des communes de l'"aire d'adhésion" (partie contractuelle).
Chaque charte comprendra un volet d'ordre général et un autre adapté à la spécificité de chaque parc. Des conventions particulières pourront être signées entre l'établissement public du parc national et chaque commune adhérente.
Des conventions d'objectifs ou des contrats de partenariat pourront également être signés par le parc avec des personnes morales de droit public ou de droit privé.
Le projet de loi prévoit la création de parcs naturels marins et instaure une "agence des aires marines protégées et parcs naturels marins". Il crée deux nouveaux parcs naturels outre-mer, en Guyane et sur l'île de la Réunion, d'ici fin 2006.
Tout au long du débat, Yves Cochet (Verts) s'est fait le porte-parole des organisations de défense de l'environnement en exprimant la crainte que "la zone d'adhésion soit mitée ou grignotée" par des communes libres d'y adhérer.
Concernant le "coeur", les espaces protégés, les Verts n'accepteront "pas de compromis sur les activités économiques" a-t-il soutenu en refusant "qu'il y ait des coups de canifs" avec, par exemple, des "installations de tourisme léger" comme le veut "le lobby des stations de ski".
Plusieurs députés UMP ont quant à eux fait part de "la crainte des communes de voir les contraintes liées à la zone centrale déborder petit à petit sur la zone d'adhésion".
A l'initiative de M. Giran, les députés ont voté un amendement visant à "encadrer" le survol des parcs à une hauteur inférieure à 1000 mètres" et un autre excluant, dans les communes de plus de 500.000 habitants, le transfert de certains pouvoirs de police du maire au profit du directeur du parc national. Une mesure taillée sur mesure pour Marseille désireuse de créer un parc naturel sur le site des calanques, situées dans les 8ème et 9ème arrondissements de la ville.
Les députés ont en outre entériné un amendement du gouvernement créant un établissement public national dénommé "parcs nationaux de France" et réunissant les parcs nationaux.
Contre l'avis de la ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, ils ont adopté une mesure concernant les parcs naturels régionaux en portant de 10 à 12 ans la durée de leur classement.
Toujours contre l'avis de la ministre, ils ont voté un amendement de Patrick Ollier (UMP) créant des parcs naturels urbains pour permettre "à une collectivité de valoriser de protéger les espaces naturels compris dans une zone urbanisée", selon l'auteur de l'amendement.
Le projet de loi doit être éxaminé par le Sénat en janvier.

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Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 17:28

Dépêche AFP du mercredi 30 Novembre 2005

Pillage des grands fonds marins: l'Onu passe son tour

Le monde scientifique et associatif, malgré ses efforts pour alerter sur le pillage des grands fonds marins, a une fois encore échoué cette semaine à mobiliser les gouvernements en faveur d'un moratoire sur la pêche en mer profonde.
L'Assemblée générale des Nations unies (au sein de laquelle siègent les 191 Etats membres) examinait lundi et mardi à New York deux projets de résolution concernant respectivement le droit des océans et la viabilité des pêches.
Mais ce dernier texte, tout en appelant en termes vagues à "mettre fin (aux) pratiques de pêche destructices", ne mentionnait aucune suspension de ces formes de pêche et en particulier de la pêche au chalut en mer profonde.
Le chalutage de fond consiste à labourer les fonds des océans en traînant un filet en forme de poche, muni de pneus et rouleaux qui écrasent et arrachent tout sur leur passage, mêmes des rochers de 35 tonnes, note Greenpeace.
"Il n'y a toujours pas de moratoire. Les gouvernements ont décidé d'attendre encore un an pour collecter davantage d'informations avant de prendre une décision, contre l'avis des scientifiques", remarque Karen Sack, conseillère de Greepeace International pour les océans.
"C'est un revers pour la défense de l'environnement maritime", regrette Mme Sack, également membre de la Coalition pour la conservation des grands fonds (Deep sea conservation coalition, DSCC), qui regroupe une cinquantaine d'organisations internationales.
Pour les spécialistes de biologie marine, les grands fonds représentent une réserve de biodiversité unique. Depuis des millions d'années, le fond des océans et particulièrement les monts sous-marins, qui culminent parfois à plus de 1.000 m, abritent des espèces encore largement inconnues.
Les scientifiques considèrent qu'il existe de 30.000 à 40.000 monts sous-marins, dont 1% à peine ont été explorés et étudiés à ce jour.
Moins de deux cents bateaux et une douzaine de pays pratiquent le chalutage de fond en haute mer, dans les zones internationales donc ne relevant d'aucune organisation régionale, selon la DSCC.
Mais cette forme de pêche vise des espèces particulièrement vulnérables, caractérisées par une croissance lente et une reproduction tardive.
Ainsi, le Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem), inquiet devant la fonte des stocks de poissons dans ces profondeurs, a recommandé la fermeture totale de la pêche de certaines espèces. C'est le cas de l'empereur, un poisson blanc très présent sur les étals, qui peut vivre jusqu'à 120 ans mais ne se reproduit qu'à partir de 20 à 30 ans.
Le danger est le même pour les algues ou les coraux. Or les coraux d'eau froide (à plus de 1.000 m de profondeur), qui peuvent atteindre 35 m et sont parfois vieux de 8.000 ans, croissent dix fois moins vite que les coraux tropicaux d'eau chaude, insiste Greenpeace.
"En quelques semaines ou en quelques mois, le chalutage des hauts fonds peut détruire ce qu'il a fallu des milliers d'années à créer", prévient la DSCC.

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Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 16:48

Depeche AFP du Vendredi 2 Décembre 2005

  Les courants de l'Atlantique changent, inquiétude pour le climat européen

Le système de courants qui parcourt l'Atlantique et garantit au nord-ouest de l'Europe des températures douces, pourrait être en train de se gripper, comme l'avaient prédit certains climatologues préoccupés par le réchauffement de la planète provoqué par l'homme.
Une étude à paraître jeudi dans la revue scientifique britannique Nature avance que le courant tiède baignant les côtes européennes aurait enregistré en un demi-siècle une baisse de 30% de son débit.
Le système de courants de l'Atlantique est formé d'une partie "montante" chaude, le célèbre Gulf Stream, prolongé par la dérive nord-Atlantique, et de deux branches "descendantes" ramenant, par l'est et par l'ouest, ses eaux refroidies vers l'Equateur, où elles se réchauffent de nouveau.
L'auteur de l'étude, le Pr Harry Bryden du Centre national d'océanographie de l'Université de Southampton, en parle comme d'un "tapis roulant", dont chaque composante est indispensable au bon fonctionnement de l'ensemble.
Ses conclusions - les premières à étayer la vieille hypothèse des climatologues d'un blocage des courants atlantiques - découlent des observations fournies par une série de capteurs positionnés au niveau du 25ème parallèle qui coupe le Gulf Stream et les deux courants "descendants".
Si sa partie "montante" semble rester stable, les chercheurs ont noté une évolution préoccupante des deux branches "descendantes" du système.
- dans la zone subtropicale, sous l'effet des vents, le courant effectue une gyre dans les couches intermédiaires de l'océan (le thermocline). Les volumes y transitant ont augmenté de 50% depuis 1957.
- aux confins de la calotte glaciaire, les eaux refroidies s'enfoncent dans les couches profondes de l'océan. Cette "eau profonde Nord Atlantique", qui forme le courant du Labrador descendant le long des côtes américaines, a vu son débit chuter de 50% à grande profondeur (entre 3.000 et 5.000 mètres).
Les scientifiques en ont déduit que la dérive nord-Atlantique, qui arrive jusqu'en Europe, a enregistré un recul de son débit de 20 millions de tonnes d'eau/seconde en 1957 à 14 millions de tonnes d'eau/seconde en 2004.
"La chaleur qu'elle transporte apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe maritime et continentale et tout ralentissement de la circulation océanique aurait des implications profondes pour les changements climatiques", relève l'étude.
"Les études précédentes menées au cours des 50 dernières années montraient une circulation océanique et un transport de chaleur de part et d'autre du 25e parallèle relativement constant. C'est pour cela que nous avons été surpris que les chiffres de la circulation océanique en 2004 soient si différents des estimations précédentes", a relevé le Pr Bryden.
Le phénomène de circulation océanique est très dépendant du niveau de salinité, qui devrait baisser dans l'Atlantique nord avec l'intensification des précipitations, l'augmentation du débit des rivières et la fonte des calottes glaciaires entraînées par le réchauffement de la planète.
L'interruption de la circulation océanique dans l'Atlantique pourrait faire baisser de 4°C les températures moyennes en Europe.
"Ce ne sera pas une chose instantanée, comme dans le film +Le jour d'après+, mais de l'ordre d'une décennie", souligne Meric Srokosz, de l'institut britannique de recherche sur l'Environnement NERC. "Nous ne parlons pas d'un nouvel âge glaciaire, mais d'hivers plus extrêmes et plus froids".
"Ce qui complique les choses, c'est que vous avez un réchauffement climatique en cours. Si vous ralentissez la circulation océanique, vous provoquerez un refroidissement localisé, pas sur l'ensemble de la planète".


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Mercredi 30 novembre 2005 3 30 /11 /Nov /2005 12:49
Mardi 29 Novembre 2005

Les arbres plus vulnérables au gel après une sécheresse

Sécheresse et chaleur, en provoquant une chute précoce des feuilles, affaiblissent la capacité des arbres à résister au gel, rapportent des chercheurs français de l'Inra.Pendant l'été, les arbres stockent des réserves d'amidon dans leur bois et leur écorce, qui se transforment progressivement en sucres au cours de l'automne: ces sucres font fonction d'antigel, explique Thierry Ameglio, chercheur de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) à Clermont-Ferrand, dont le laboratoire pilote ces recherches.Mais une sécheresse sévère pendant l'été diminue la capacité de photosynthèse des feuilles (chargées de capter le gaz carbonique permettant la fabrication des sucres).Si les feuilles tombent plus tôt, l'arbre n'a pas le temps d'engranger l'amidon, donc de fabriquer les sucres solubles qui lui sont nécessaires pour se protéger du grand froid, surtout s'il est précoce, poursuit le chercheur.Les chercheurs ont pu travailler "grandeur nature" après la canicule de 2003 en mesurant la capacité de résistance au gel des noyers, hêtres, érables et chênes notamment: "Cette expérimentation grandeur nature de 2003 nous a permis de valider des scénarios et hypothèses envisagés concernant les changements climatiques à venir", indique Thierry Ameglio."La situation est surtout problématique quand on passe d'un automne doux, à 10 ou 15 degrés, au froid brutal", poursuit M. Ameglio dont l'équipe étudie les mécanismes d'endurcissement des arbres. "Avoir moins 10 ou moins 15 degrés en janvier n'est pas un problème. En novembre, si".Car des températures basses à l'automne nécrosent l'écorce insuffisamment préparée, laissant le bois sans protection, ajoute-t-il. Un tel processus a d'ailleurs déjà été observé sur les hêtres des Ardennes ou sur des arbres citadins: c'est d'ailleurs un des soucis majeurs des gestionnaires de l'arbre en ville, remarque le chercheur.En revanche, précise-t-il encore, la sécheresse de 2005 sur de nombreuses régions de l'Ouest et du Sud n'a pas entraîné de chute prématurée des feuilles car elle n'était pas doublée de températures élevées, comme en 2003. Elle ne devrait donc pas avoir le même impact.

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Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 17:23

 Le constat :
Les mers recouvrent 70 % de la surface du globe. On compte 1000 aires marines protégées dans le monde, dont la surface représente à peine 2 % des océans. L'expérience montre que les aires marines protégées ont un effet d'enrichissement à l'intéri eur mais aussi à l'extérieur de leurs limites. La plupart des scientifiques et organismes internationaux impliquées dans la gestion et la conservation des Océans considèrent qu'il faudrait protéger 10 % à 15% du milieu marin mondial pour assurer sa conservation. Parmi les 1000 zones marines protégées existantes, près de 80 % ne disposent pas des moyens humains et matériels pour mettre en œuvre de réelles mesures de gestion et de conservation (réglementations des activités, réduction des pollutions, surveillance, accueil et information du public, etc.).

Des solutions :
Les aires marines protégées ne doivent pas être comprises comme des morceaux de nature sous cloche, mais comme des outils au service d'une gestion durable des océans et des espaces littoraux. Elles permettent de :
- protéger les milieux sensibles et les espèces menacées,
- accroître la productivité des lieux de pêche en protégeant les lieux favorables à la reproduction et l'alimentation des poissons,
- réguler les différents usages de la mer.
Les actions du WWF-France ont deux principaux objectifs: Augmenter le nombre et la surface des aires marines protégées en s'assurant qu'elles sont représentatives de l'ensemble des écosystèmes marins. Améliorer la gestion des aires marines protégées en augmentant leurs moyens humains et techniques, en s'assurant une participation active des population locales à cette gestion.L'action du WWF :
En France, le WWF a lancé en octobre 1999 'Cap Ligures', le plus vaste programme de protection des cétacés de Méditerranée dans le sanctuaire des Ligures, reconnu par la France, l'Italie et Monaco.
Alors que le bassin méditerranéen recèle de bon nombre d'espèces et écosystèmes remarquables, il accueille aussi 35 % du trafic pétrolier mondial (880 000 tonnes d'hydrocarbures déversées chaque année) sans compter 180 millions de touristes par an dans les 20 pays riverains.
Le programme Cap Ligures entreprend des recherches scientifiques sur les cétacés, collabore avec les acteurs économiques du sanctuaire (pêcheurs, transporteurs maritimes…) pour identifier et réduire les facteurs de mortalité des mammifères marins. Plus généralement Cap Ligures contribue à la sensibilisation et l'éducation à la protection de l'environnement marin et au littoral méditerranéen.
D'autres actions vont être développées dès la fin 2001, visant à :
- Développer les échanges entre les aires marines protégées du bassin méditerranéen afin de partager les expériences et les savoir-faire.
- Faire un bilan et une analyse critiques des dispositifs juridiques permettant de protéger des zones marines en Méditerranée, afin d'en tirer les leçons et d'en proposer éventuellement de plus efficaces.
- Participer à la réflexion sur la définition d'outils de gestion pour la protection de la population de tortue luth en Guyane française tout en maintenant les activités de pêche traditionnelle. Cette dernière action est conjointement menée avec la mission DOM-TOM du WWF-France.


 
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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 19:28

Mardi 22 Novembre 2005

Greenpeace reste mobilisé contre un hôtel construit dans un parc naturel

Des militants de Greenpeace vont porter plainte pour demander la démolition d'un hôtel géant en construction dans le parc naturel protégé de Cabo de Gata (sud-est de l'Espagne), a-t-on appris vendredi auprès du mouvement écologiste.
"Nous allons présenter une plainte devant le parquet d'Almeria (Andalousie-sud)" car "le gouvernement d'Andalousie ne nous a donné aucune explication", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'organisation.
Des militants se sont rendus vendredi au siège du gouvernement d'Andalousie à Almeria pour demander aux autorités une explication à ce qu'ils considèrent comme "un des plus grands scandales d'urbanisme du littoral espagnol" réalisée "avec la complicité de toutes les administrations".
Les militants ont également apporté "2.000 briques en carton" devant le siège du gouvernement régional, signées par autant d'habitants d'Andalousie apportant leur soutien à la démolition.
Le ministère espagnol de l'Environnement "a reconnu hier (jeudi) que la zone de l'hôtel situé entre 28 et 100 mètres du littoral est illégale", selon la porte-parole de l'organisation" mais "le gouvernement d'Andalousie ne s'est pas encore prononcé".
Plusieurs militants de Greenpeace ont occupé de mercredi à vendredi cet hôtel, qui a terme doit compter 411 chambres sur 20 étages, réclamant sa démolition en arguant qu'il est bâti sur des terrains protégés du parc naturel de Cabo de Gata-Nijar.
"Il s'agit d'une opinion subjective de Greenpeace. Aucune autorité n'a parler d'illégalité", avait déclaré mercredi l'administrateur de la société Azata qui construit l'hôtel, Fernando Cabezon:
"L'hôtel se situe sur le terrain de la municipalité de Carboneras, entouré d'un espace naturel", et non "dans" le parc naturel en question, avait-t-il ajouté.
Selon M. Cabezon, les approbations administratives du projet dataient "d'avant la Loi sur le littoral" de 1988.
L'hôtel doit être achevé dans deux mois, selon l'administrateur, qui estime qu'il s'agit d'une construction "très jolie".
Le parc de Cabo de Gata est l'un des rares tronçons de littoral demeurant presque à l'état sauvage en Espagne, dont les côtes ont été en grande partie bétonnées pour répondre à la demande du tourisme dit "de plage et soleil".

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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 19:24

Lundi 21 Novembre 2005

Les poissons menacés par le réchauffement des eaux

Les poissons sont de plus en plus menacés par la hausse de la température des rivières et des lacs, résultats des changement climatiques, selon un rapport publié vendredi par l'organisation WWF de défense de l'environnement.
Selon ce rapport, intitulé "est-ce que nous plaçons nos poissons dans de l'eau chaude ?", les eaux plus chaudes "contiennent moins de nourriture et d'oxygène, et sont moins propices à la reproduction pour les poissons".
Selon Katherine Short, responsable de la pêche au programme marin du WWF, les poissons sont déjà "décimés par la surpêche et la pollution", et "les effets cumulatifs du réchauffement climatique provoqueront inévitablement un déséquilibre".
Pour Mme Short, il faut protéger les poissons, car il s'agit de "notre ressource biologique, nutritionnelle et économique la plus précieuse".
Les hausses de température compromettent la croissance de certaines espèces de poissons, ce qui diminue leur reproduction, poursuit le WWF.
En outre, certains poissons, comme le saumon ou l'esturgeon, ne peuvent pas déposer leurs oeufs si l'eau est trop chaude, ajoute le WWF.
Les poissons risquent aussi d'étouffer dans une eau trop chaude, car plus la température s'élève, moins il y a d'oxygène.
Devant cette situation, les poissons pourraient avoir tendance à émigrer vers des eaux plus fraîches, mais cela aurait "des répercussions désastreuses sur d'autres espèces animales dont l'alimentation dépend de ces poissons", ajoute le WWF.
Ce rapport est publié une semaine avant une importante réunion des Parties au Protocole de Tokyo, qui aura lieu à Montréal. En conséquence, le WWF lance un appel aux pays se rendant à Montréal pour réduire encore plus les émissions de CO2.
"Si nous ne réussissons pas à réduire considérablement les émisssions de gaz à effet de serre, la situation des poissons, ainsi que celle de milliards de personnes qui en dépendant pour leur alimentation continuera à se dégrader", a averti Stephan Singer, responsable de la politique climatique du WWF en Europe.
"Si les gouvernements ne parviennent pas à freiner et à réduire les effets des changements climatiques, nous nous sentirons tous comme des poissons hors de l'eau", a-t-il conclu.
La pêche représente un chiffre d'affaires annuel mondial de 130 milliards de dollars américains. Elle emploie au moins 200 millions de personnes, et le poisson est une importante source de protéines pour des "milliards d'individus", indique le WWF.


 

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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