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Bienvenue, sur le blog nature de Cap21. La nature est une préoccupation constante pour notre mouvement, parce que la biodiversité est un gage  de développement durable, et une vraie richesse de l'humanité, qu'il convient de transmettre aux générations futures. Ce combat est tout à la fois éthique et citoyen. Ce blog est un relai supplémentaire dans notre combat. N'hésitez donc pas à nous communiquer vos suggestions, et les problématiques que vous aimeriez voir apparaitre sur cet espace que nous souhaitons citoyen et démocratique.

cap21nature@hotmail.fr

A très bientôt,
Ecologiquement vôtre,
Nicolas Semmartin-Bouilhet
 

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Vous pouvez nous faire part de vos suggestions:  cap21nature@hotmail.fr


Cap21, en tant que parti politique environnementaliste prend très à coeur les problèmes d'appauvrissement de la biodiversité, et de dérégulation des écosystèmes naturels. Et ce, parce-que la nature constitue pour nous la vraie richesse de l'humanité, et un atout primordial pour les capacités de développement des générations actuelles et à venir. Qu'il le veuille ou pas, l'homme est intégré à l'écosystème mondial, il bénéficie de ses bienfaits et subit les conséquences de ses destructions.

Cette prise de conscience du coût et de l'impact de nos modes de vie, de notre modèle de développement à court termes, est ce qui nous pousse à soutenir un grand nombre d'actions pour la protection de l'environnement. Et ce, pourvues qu'elles soient étayées par des rapports d'expertises sérieux, et non pas issus de phénomènes nimbistes. C'est pour cela que nous soutenons activement les scientifiques indépendants et que nous prônons avec leur avis le principe de précaution. Pour que développement et écologie deviennent indissociables, nous demandons une politique globale de développement durable et soutenons les entreprises engagées dans l'écodéveloppement.

Pour que les générations à venir trouvent dans la nature les moyens de vivre et de se développer correctement, nous militons pour l'extension des zones protégées qu'elles soient marines ou terrestres, mais aussi pour un renforcement de l'éducation à l'environnement. Car ce n'est qu'en intégrant très tôt les mécanismes complexes des écosystèmes et la richesse que représente la biodiversité, que les futurs citoyens pourront comprendre l'enjeu réel de l'écologie pour l'humanité.

Au niveau national, beaucoup de moyens se trouvent à notre disposition, nous les utilisons et essayons d'être vigilants pour que la nature ne soit plus victime des desiderata de lobbys financiers ou politiques. Nous souhaitons à ce titre que les citoyens se mobilisent mieux, pour que l'intérêt général devienne aussi un moyen de pression.

N'hésitez pas à nous rejoindre dans nos combats, ce sont aussi les vôtres.

Nicolas Semmartin-Bouilhet

 

 

Dimanche 16 décembre 2007

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de confirmer le premier cas de grippe aviaire décelé chez l’homme, au Myanmar (ex Birmanie). Cette contamination d’un humain par le virus H5N1 serait intervenue suite à l’apparition de la grippe aviaire dans un élevage de la province de Shan, à la mi-novembre.
La victime, une fillette de 7 ans, a été décelée lors d’une mission de surveillance dans la région, située au Nord-Est du Myanmar. Hospitalisée le 27 novembre, l’enfant a pu quitter l’hôpital le 12 décembre dans un état de santé satisfaisant selon l’OMS, après un traitement avec l’antiviral Tamiflu.

Cette nouvelle contamination porte à 13 le nombre de pays ayant signalé des cas humains de grippe aviaire de souche H5N1. Depuis 2003, ce virus aurait contaminé 340 personnes, 209 n’ont pas survécu.

            Par Pascal Farcy dans Actuenvironnement

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Dimanche 16 décembre 2007

On savait les ours blancs condamnés par le réchauffement climatique, il semblerait que la population de manchots de l'Antarctique soit également concernée, selon une récente étude du WWF.

D'après le rapport, Antarctic Penguins and Climate Change, les quatre populations de manchots qui vivent sur le continent antarctique subissent de plus en plus de pressions. La péninsule antarctique se réchauffe cinq fois plus vite que le reste du monde. Ses eaux sont déjà plus chaudes sur une profondeur de 3000 mètres. Dans l’Ouest de la région, la banquise a vu sa surface réduite de 40% par rapport à 1981. Toutes ces conditions concourent à une diminution du krill, la principale source de nourriture pour les manchots à jugulaire. Cette espèce a vu ses effectifs diminuer de 30 à 66% dans certaines colonies, et le manque de nourriture rend la survie des jeunes difficiles. Les manchots papous sont dans la même situation, ils dépendent en effet de plus en plus du krill, car leurs sources habituelles de nourriture sont victimes de la surpêche.

Le Manchot empereur, le plus grand et le plus majestueux des manchots au monde, a vu quelques-unes de ses colonies diminuer de moitié durant ces 50 dernières années. Les températures plus élevées en hiver et les vents plus violents rendent la banquise sur laquelle les manchots élèvent leurs petits de plus en plus fragile. Depuis plusieurs années, la glace commence à se briser trop tôt et beaucoup d’œufs et de petits sont emportés avant d’être capables de survivre seuls.

Mais de toutes ces espèces d’oiseaux marins si atypiques, c’est le manchot Adélie qui est le plus menacé. Sur la côte, au Nord-Ouest de la péninsule antarctique, où les conséquences du réchauffement climatique sont les plus significatives, les populations de manchots Adélie ont diminué de 65 % au cours des 25 dernières années. Non seulement, la nourriture se fait plus rare, mais en plus les papous, cousins des manchots Adélie et mieux adaptés à la chaleur, ont envahi la région. Pour le WWF cette espèce risque de disparaître au profit du manchot papou.
Alex Belvoit dans univers nature

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Dimanche 16 décembre 2007
Depuis le 1er décembre, date de la détection du virus de la grippe aviaire en Pologne, dans un élevage de dindes à 80 km au Nord-Ouest de Varsovie, les découvertes de foyers de H5N1 se succèdent régulièrement. A ce jour, 6 foyers ont été détectés, soit près de 1 tous les 2 jours…

Le dernier foyer de grippe aviaire a été découvert dans le Nord-Est du pays, à proximité de la ville d’Orneta. Il s’agit d’un centre de réhabilitation d’oiseaux sauvages, dans lequel une cigogne et 2 buses sont mortes du virus. Si comme à l’acoutumée, un périmètre de sécurité a été installé autour du site, les services vétérinaires n’ont pas encore décrété l’abattage systématique de tous les oiseaux qui y sont présents. Le centre de réhabilitation abritant plusieurs espèces rares, une dérogation pourrait être appliquée exceptionnellement.

D’un point de vue sanitaire et économique, la Pologne étant l’un des premiers fournisseurs de volailles sur le marché européen, avec 230 000 tonnes exportées l’an dernier, la Commission européenne a interdit temporairement ses exportations.

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Dimanche 16 décembre 2007
 
[Traduction : Chloé Meier Woungly-Massaga pour le RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine]

Certains reconnaissent la gravité des problèmes environnementaux, mais considèrent la mondialisation comme un phénomène inévitable. Par conséquent, ils renoncent à envisager un changement de l’essence des mécanismes internationaux ; ils préconisent de faire entrer la Nature sur les marchés mondiaux et de la gérer aux moyen de mécanismes économiques. D’autres, par contre, estiment que la conservation des ressources naturelles exige une autonomie face à la mondialisation, une condition indispensable pour aller vers un développement durable qui ne détruise pas l’environnement.

Ces points de vue ont été discutés lors du Congrès latino-américain des parcs nationaux et autres zones protégées, qui s’est tenu du 30 septembre au 6 octobre à Bariloche, en Argentine [1]. Conservation International (CI), une institution transnationale qui travaille dans le domaine de la conservation dans plusieurs pays du continent, a donné un exemple probant de fatalisme face à la mondialisation [2]. Elle a présenté un document intitulé Una tormenta perfecta en la Amazonia [3] – rédigé par Timothy Killeen, un chercheur des Etats-Unis établi en Bolivie depuis plusieurs années et membre de CI– dans lequel sont exposés avec des détails marquants les problèmes environnementaux qui se posent en Amazonie. Son pronostic est terrifiant : selon toutes probabilités, seuls 30 à 40% de l’Amazonie pourront être préservés. L’analyse de CI contient de nombreux exemples de mécanismes pervers de la mondialisation actuelle et de ses effets néfastes sur l’environnement, mais ses propositions trahissent une acceptation fataliste du phénomène. Selon l’organisation, il n’y a pas d’alternatives réelles et possibles face à cette vague mondiale, et il ne reste donc qu’à s’adapter à ses règles ; il faut reconnaître la prédominance des marchés et les influencer par le biais de mécanismes de régulation. Les propositions de l’organisation se basent donc essentiellement sur des mécanismes de marchés, et préconisent notamment de rendre payant les services environnementaux ou de subventionner des systèmes de production plus respectueux de l’environnement.

Le hic, c’est qu’une bonne partie des propositions de CI tendent à renforcer le caractère dépendant du développement régional. En effet, beaucoup d’efforts se concentrent sur la vente de crédits pour la fixation du carbone par reboisement, la forêt étant considérée comme une machine à capter les gaz à effet de serre émis dans les pays industrialisés. Au même titre qu’aujourd’hui nous vendons des matières premières, nous vendrions des bons de carbone , qui transformeraient nos terres en bouches d’égout écologiques et permettraient aux pays industrialisés de maintenir leur niveau d’émissions polluantes.

Ces mécanismes cantonnent l’Amérique latine dans un rôle d’ amortisseur environnemental global soumis aux aléas d’un marché vert transnational plié aux modes de production capitaliste contemporaine. Cette voie n’apporte pas de changements dans les types de développement, et laisse sans solution la plupart des problèmes actuels, qui vont de la redistribution de la richesse à la nécessité de choisir nos propres options d’industrialisation.

Mais la plus grande faiblesse de la proposition de CI est qu’elle semble flotter dans un vide géopolitique. Elle ne dit que peu de choses à propos des règles internationales du commerce, de l’intégration régionale à l’intérieur de l’Amérique latine ou des différentes positions gouvernementales sur le développement et la mondialisation. S’il est vrai que les nouveaux projets d’intégration des réseaux routiers sont examinés, le fait que leur but actuel est de favoriser une immersion encore plus marquée dans les marchés mondiaux ne fait pas l’objet d’une analyse adéquate. Les questions clés comme le rôle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les termes de l’échange commercial ou les flux de capitaux servant au financement de l’extraction des ressources naturelles ne sont pas abordés. En bref, CI se laisse emporter par la tourmente mondiale.

Dans l’économie actuelle, les exportations continuent à augmenter. Elles dépendent en majeure partie des ressources naturelles : au Brésil et dans d’autres pays du Cône Sud, les matières premières représentaient 60% des exportations totales de 2005 ; dans les pays andins, elles atteignaient 84,5%. En d’autres termes, plus de la moitié des exportations sont des exportations de ressources naturelles, ce qui engendre une pression énorme sur l’environnement. Le Chili est souvent présenté comme un exemple de gestion économique sérieuse, et la différence avec ses voisins souvent évoquée, mais sous l’angle de l’économie écologique, on observe que plus de 86% des exportations de ce pays concernent des matières premières (ressources naturelles peu traitées), ce qui correspond aux chiffres du Pérou (85%) ou de la Bolivie (89%). Cette dépendance se retrouve dans presque tous les pays.

Les plans actuels d’interconnexion des réseaux routiers et énergétiques tendent à renforcer cette tendance puisqu’ils ouvrent à l’exploitation différentes zones vierges, en particulier dans les tropiques, et qu’ils les relient aux ports océaniques. Ces deux aspects font que l’Amérique latine reste enchaînée à la mondialisation. De fait, le niveau de consommation des pays industrialisés et des nouvelles économies à forte croissance, comme la Chine, ne peut être soutenu qu’en convoitant les ressources matérielles et énergétiques du Tiers Monde. Par conséquent cette même trame engendre un type de globalisation permettant ce transfert de ressources.

Pour affronter ces problèmes, il faut adopter une autre position face à la mondialisation : la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles n’est possible que moyennant un changement radical dans les styles de développement et de relations à l’échelle planétaire. Toute proposition écologique sérieuse se doit de réclamer un autre type de développement, et par conséquent une autre mondialisation. Il se peut que, dans certains cas, les mécanismes du marché s’avèrent utiles (notamment pour éviter que les entreprises privées fassent porter aux communautés locales et aux municipalités les coûts de la détérioration de l’environnement). Toutefois, il faudra prendre des mesures de fond : la dépendance envers les ressources naturelles ainsi que la consommation d’énergie devront être réduites, et la priorité devra être accordée aux besoins nationaux et régionaux avant de se tourner vers les marchés mondiaux.

Dans cette perspective, l’autonomie s’impose comme un concept clé. Il est indispensable de recouvrer une autonomie face à la mondialisation afin de pouvoir tester d’autres modes de développement permettant d’affronter les conditions et les exigences des marchés mondiaux. On ne peut pas persister à accommoder l’environnement aux marchés. C’est à ceux-ci de s’adapter aux impératifs de la préservation de la nature. A partir de là, il s’agit de faire face à des processus tels que la demande en ressources naturelles et la dynamique des marchés financiers internationaux ainsi que leurs institutions politiques. En d’autres termes, il s’agit de récupérer l’autonomie pour ne pas être emportés dans la tourmente.

Notes :
  1. [NDLR] www.congresolatinoparques2007.org
  2. [NDLR] Conservation International n’est pas une petite ONG écologiste, loin de là. Tant son conseil d’administration que ses partenaires sont des grandes entreprises multinationales comme Mc Donald, Intel, BP, etc.
  3. [NDLR] http://web.conservation.org/xp/CIWE....on et de solidarité avec l'Amérique latine]
Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Dimanche 16 décembre 2007
Erosion des sols réduite, ressources en eau préservées, conservation et création de biodiversité ou encore séquestration du carbone, tels sont quelques-uns des effets majeurs des systèmes agroforestiers sur l’environnement. En modifiant le microclimat au bénéfice des cultures sous-jacentes, l’agroforesterie apparaît, par ailleurs, comme une stratégie d’adaptation de l’agriculture au changement climatique. Enfin, par la diversification des productions qu’ils engendrent, les systèmes agroforestiers offrent également une solution face aux crises.

En septembre dernier, 130 chercheurs originaires de 25 pays ont planché sur le sujet à l’occasion du 2e Symposium international sur les systèmes agroforestiers multistrates à base de cultures pérennes, qui s’est tenu au Costa Rica*. L’enjeu : trouver les ressources nécessaires pour promouvoir ces systèmes, au travers du bilan des résultats de recherche obtenus huit ans après la tenue d’un premier symposium. Il s’agissait également de proposer des mécanismes adéquats pour assurer une juste rétribution aux paysans qui font l’effort d’adopter ces systèmes de production agricoles plus soucieux de l’environnement.

Un rôle à jouer dans un environnement en pleine évolution

Présents depuis longtemps dans de nombreux pays des régions tropicales, les systèmes agroforestiers stratifiés associent des cultures aux arbres, les unes se développant sous l’ombrage des autres. Il en est ainsi des cultures pérennes telles que le café ou le cacao, cultivées à l’ombre d’arbres fruitiers et/ou forestiers, pouvant constituer ainsi au moins trois strates de végétation. Cependant, avec l’avènement de l’agriculture intensive, il y a 40-50 ans, les agriculteurs ont souvent abandonné cette pratique pour la monoculture qui offre un profit plus rapide. Néanmoins, l’avenir de ce type d’agriculture intensive liée à des apports importants d’intrants extérieurs est, aujourd’hui, fortement limité par des atteintes graves à l’environnement et par des contraintes économiques. Par ailleurs, les temps changent, de même que le climat, et les consciences évoluent. Les consommateurs achètent de plus en plus éthique, écologique, biologique ou encore équitable et sont donc plus à même de payer un surcoût garantissant des produits soucieux de l’environnement et socialement responsables. C’est sur cette scène que les productions issues des systèmes agroforestiers jouent pleinement leur rôle.

Une production plus faible valorisée par les services environnementaux rendus

Principal frein néanmoins à une conversion massive : le maintien des revenus pour les agriculteurs. En effet, les services environnementaux rendus par ces systèmes sont désormais reconnus, mais la culture ombragée peut offrir une production plus faible que celle des monocultures intensives. C’est souvent le cas, par exemple, pour le caféier arabica cultivé au-dessus de 1 000 m d’altitude. Face à cette contrainte majeure, les chercheurs insistent sur la nécessité de compenser la perte de revenus. A cette fin, deux voies sont essentiellement proposées. La première consiste à rémunérer les producteurs pour les services environnementaux rendus par leurs cultures. Ceci peut être réalisé par l’intermédiaire de labels écologiques tels que ceux concernant l’agriculture biologique ou Rainforest Alliance, déjà présents sur le marché, au travers d’un système de paiement national pour séquestration de carbone, ou encore, plus localement, via le paiement direct par les utilisateurs de services tels qu’une société d’exploitation d’un barrage hydroélectrique rémunérant la protection des sols contre l’érosion. La seconde voie touche à la diversification des productions et la domestication des espèces ligneuses. Il s’agit de rentabiliser ces activités en créant ou en renforçant les filières de valorisation des produits des arbres. Le bois d’œuvre, par exemple, permet d’améliorer le revenu des producteurs de café en période de baisse des prix en Amérique centrale. Il en est de même pour le vin de palme qui joue un rôle majeur dans la durabilité du système cacaoyer en zones forestières en Côte d’Ivoire.

La certification : une stratégie à intégrer dans les programmes de développement

A l’issue du symposium, il a également été recommandé, dans le cadre d’études et de modèles, d’associer la question de la biodiversité à celle de la productivité des systèmes. En effet, s’il est clairement établi que les systèmes agroforestiers conservent et/ou augmentent la biodiversité de la flore et de la faune, il reste encore à préciser l’impact de la biodiversité en termes de durabilité économique de ces systèmes. Les effets bénéfiques de ces systèmes agroforestiers à l’échelle du paysage, comme par exemple leur rôle dans la connectivité entre aires protégées, doivent également être mieux compris. Concernant les résultats biophysiques existants, des métabases de données les rassemblant permettraient d’organiser l’information, de communiquer sur les méthodologies et les résultats, de mieux valoriser ces résultats et d’identifier les besoins de recherche. Une approche de modélisation éventuellement couplée à l’analyse de ces métabases aiderait à résoudre les questions les plus cruciales telles que les relations entre le rendement de la culture et l’ombrage ou encore l’impact du changement climatique sur les fonctions et services de l’écosystème. Enfin, la certification constitue une stratégie qui pourrait être intégrée au sein même des programmes de développement. Ce processus nécessite néanmoins d’améliorer les bases scientifiques des critères et indicateurs biophysiques et sociaux servant à l’attribution des labels écologiques.

* Le symposium a été organisé par le Centro Agronómico Tropical de Investigación y Enseñanza (Catie), le Cirad, l’International Center for Research in Agroforestry (Icraf) et l’université du Pays de Galles. Il fait suite à un premier symposium ayant eu lieu en février 1999, également au Catie, à Turrialba, Costa Rica.
Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Jeudi 22 novembre 2007

Saumons et truites re-remontent la Seine

 

Comme tous les fleuves, la Seine a fait l’objet de nombreux aménagements depuis le XIXe siècle, tant pour la production d'électricité, avec des barrages hydro-électriques, que pour contenir ses débordements et servir de réservoir d'eau pour l'agriculture. Ces aménagements sont des obstacles infranchissables pour les poissons migrateurs qui partagent leur vie entre rivière et mer à l'image des salmonidés : saumon, truite de mer et autres lamproies, qui se reproduisent en rivière et vivent en mer à l'inverse de l'anguille.

Jusqu'à son extension, le barrage de Poses, créé en 1885 sur la Seine, en Haute-Normandie, était dans ce cas de figure. Toutefois, lors de la construction, en 1991, d’une centrale hydro-électrique au niveau du barrage de Poses, une passe à poissons a été installée pour répondre à la loi sur la pêche de 1984 qui impose à tous les barrages, installés sur des cours d'eau fréquentés par les poissons migrateurs, de mettre en place des dispositifs permettant aux poissons de les franchir 'librement'.

Ce dispositif a été complété par l’installation d’une chambre d’observation, puis très récemment par un système de vidéo-comptage des mouvements des poissons. Avec ce procédé, plusieurs saumons et truites de mer ont pu être repérés et filmés depuis le 20 octobre dernier, prouvant ainsi que ces espèces remontent la Seine sur une distance de plus de 150 km.

Même si de nombreux efforts restent encore à réaliser pour atteindre le bon état écologique imposé par l'Europe, la présence de ces espèces migratrices atteste d’une amélioration de la qualité des eaux de la Seine.

1- La chambre d'observation est ouverte au public du début du printemps à la fin août, sachant que la meilleure période pour y observer les poissons migrateurs est avril-mai, lors de l'arrivée des reproducteurs. Les mois d'été, trop chauds, ne favorisent pas la migration.
Pour plus d'info : tél. : 02 32 59 13 13
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Jeudi 22 novembre 2007

Marée noire souffrée en mer noire

 

La tempête qui a sévi en Europe Centrale, le 11 novembre dernier, a mis plusieurs navires en péril entre mer noire et mer d'azov (1).

 

Plusieurs ont été accidentés, dont 5 ont coulé. Parmi ces cinq bâtiments se trouvaient un petit tanker russe qui s’est brisé en deux au large du port ukrainien de Kertch, laissant rapidement échapper au moins 2 000 tonnes de mazout en mer Noire, sur les 4 700 tonnes qu’il contenait. En raison de la température de l’eau très froide, si une partie du mazout semble avoir coulé, une nappe importante est poussée par les vents, encore forts, vers la mer d’Azov, aux écosystèmes fragiles.

Selon un communiqué de l’Union russe de la protection des oiseaux, 'Un oiseau sur 30 ou 40 est toujours en vie près de la pointe de Tchouchka, dans le détroit de Kertch… On ramasse les oiseaux englués avec du mazout et des déchets dans des sacs avant de les évacuer. Il y a toujours plus de volontaires que de véhicules. On a aménagé trois sites d’enfouissement dont un pour les oiseaux et deux pour le mazout. Personne ne recense les oiseaux morts…' Cela dit, il y a 3 jours, le gouverneur de la région, Alexandre Tkatchev, estimait le nombre d’oiseaux déjà morts à 30 000, un chiffre qui reste à valider par l’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) qui vient d’être chargé par les autorités russes d’évaluer l’impact sur la faune et la flore des déversements pétroliers en Mer Noire (2).

A l’inverse de la marée noire due au pétrole, pour le moment la pollution liée aux milliers de tonnes de soufre, qui étaient présentes dans les cales de trois des navires qui ont sombré, ne fait pas parler d’elle. Néanmoins, il est probable que les 9 000 poissons qui ont également été retrouvés morts le doivent en partie à l’acidification de l’eau par le soufre.

A très court terme, ces tonnes de soufre sont une véritable 'bombe à retardement' pour l’écosystème marin local. En effet, de par l’acidification de l’eau que le soufre entraîne, cette matière pourrait rapidement 'finir le travail' de destruction entrepris par la marée noire.

1- D'une superficie de 37 600 km2, la mer d’Azov est une mer peu salée et peu profonde (une dizaine de mètres en moyenne), dans laquelle plusieurs fleuves se jettent.
2- Selon l'association, une équipe spécialiste des marées noires devrait également travailler avec des fonctionnaires russes pour les conseiller sur les mesures à prendre pour secourir les animaux affectés.
Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Mercredi 4 octobre 2006

Poissons d'eaux profondes: Bruxelles prône une forte réduction des pêches

 

 

 

La Commission européenne a proposé jeudi une réduction drastique des pêches de poissons de grande profondeur dans les eaux territoriales communautaires pour protéger ces espèces menacées selon les scientifiques.

Cette proposition de la Commission, qui doit être discutée par les Etats membres de l'UE les 24 et 25 octobre à Luxembourg, vise à définir les "totaux admissibles de capture" (TAC) et les quotas de pêche par pays de ces espèces pour les années 2007 et 2008.

Pour les poissons les plus menacés comme les requins des grands fonds, les sabres noirs, les lingues bleues, les brosmes et les hoplostètes oranges, Bruxelles recommande de réduire les captures d'un tiers en 2007 et d'autant en 2008.

"Ces espèces, dont la croissance est lente et la capacité de reproduction très basse, sont particulièrement vulnérables à la surexploitation et, selon les scientifiques, elles sont soumises à une pêche dont le caractère n'est pas durable", explique la Commission.

Les poissons des grands fonds vivent au-delà de 400 mètres de profondeur et jusqu'à plus de 2.000 mètres, dans des conditions extrêmes: quasi-absence de lumière et forte pression, qui créent des écosystèmes "très vulnérables aux perturbations", selon les scientifiques.

Il s'agit de poissons de grande taille, jusqu'à 1,50 m pour la lingue bleue, et qui vivent très longtemps, comme l'hoplostète orange qui peut atteindre 150 ans.

L'exploitation commerciale de ces espèces est récente. Elle a commencé au début des années 1990 lorsque les stocks de poissons d'eaux peu profondes se sont raréfiés.

La France, l'Espagne et le Portugal, et dans une moindre mesure le Royaume-Uni et l'Irlande, sont les pays de l'UE qui pêchent le plus les espèces d'eaux profondes, selon la Commission.

L'organisation écologiste WWF a salué l'initiative de la Commission mais a estimé insuffisantes les réductions de capture proposées.

"C'est un pas dans la bonne direction mais qui pourrait s'avérer insuffisant lorsque les données scientifiques précises seront connues", a estimé Simon Cripps, directeur du WWF pour les programmes marins.

La Commission n'applique pas suffisamment "le principe de précaution", a-t-il reproché.

Parallèlement à la question des captures dans les eaux européennes, l'Assemblée générale de l'ONU s'apprête cet automne à examiner un projet de moratoire sur le chalutage de grand fond, qu'elle juge extrêmement destructeur pour l'environnement marin. Le Japon, les Etats-Unis, la Norvège ou l'Australie l'ont déjà interdit dans leurs eaux.

Est visée une des techniques de pêche des espèces de grand fond qui consiste à traîner à plus de 1.000 mètres de fond des chaluts (filets) en forme de poche, munis de rouleaux ou de soufflets d'acier qui broient et vident littéralement le terrain.

Les détracteurs de cette technique "bulldozer" indiquent que seulement 20% des prises sont gardées et que le reste est rejeté à la mer.

A peine 200 bateaux dans le monde s'y consacrent à plein temps, dont une majorité de Russes et d'Européens, selon la Deep Sea Conservation Coalition (DSCC) composée d'une soixantaine d'ONG et organisations scientifiques internationales.

L'UE devrait déterminer d'ici à la semaine prochaine sa position sur ce moratoire.

 

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Mercredi 4 octobre 2006
(AFP)
Sakhaline 2: les autorités russes pourraient poursuivre Shell en justice

 

 

 

Les autorités russes prévoient d'ouvrir des poursuites judiciaires contre l'entreprise britannique Shell accusée d'avoir infligé des dommages écologiques sur l'île de Sakhaline, a déclaré jeudi le chef du service russe de contrôle de l'environnement Oleg Mitvol.

"Nous voulons qu'une enquête judiciaire soit ouverte pour chaque arbre détruit, chaque rivière (souillée)", a déclaré Oleg Mitvol, cité par l'agence Interfax.

"Si une enquête judiciaire est lancée pour chaque fait, alors l'entreprise lira le code pénal, comprendra d'elle-même et arrêtera son travail barbare", a ajouté le patron du contrôle des normes environnementales au sein du ministère des Ressources naturelles, connu pour ses déclarations à l'emporte-pièce.

"Le travail sur l'oléoduc ne peut pas continuer. Le projet doit être arrêté", a affirmé M. Mitvol en référence au gigantesque projet pétrolier et gazier Sakhaline 2, dans le collimateur des autorités depuis une semaine.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé jeudi que Moscou et les compagnies étrangères impliquées dans le projet Sakhaline 2 pouvaient trouver un terrain d'entente.

Le Parquet russe a annulé la semaine dernière les résultats d'une expertise écologique effectuée en 2003 pour Sakhaline 2, un projet de 20 milliards de dollars (15,8 milliards d'euros) mené par la Royal Dutch Shell, provoquant un tollé de protestations à l'étranger et particulièrement au Japon.

Sakhaline possède des réserves évaluées à 45 milliards de barils de pétrole destinées à alimenter le marché en pleine expansion d'Asie Pacifique.

La Royal Dutch Shell détient 55% du projet alors que les maisons du commerce japonaises Mitsui et Mitsubishi Corporation en détiennent 25% et 20% respectivement.

 

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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Mercredi 4 octobre 2006
(AFP)
Coraux calédoniens: le dossier transmis à l'Unesco avant fin janvier

 

 

 

La France transmettra à l'Unesco d'ici fin janvier 2007 sa demande d'inscription des coraux de Nouvelle-Calédonie au patrimoine de l'humanité, afin d'assurer la conservation et la transmission d'une incroyable réserve de vies encore méconnues.

Selon le ministère de l'Ecologie, qui prend désormais en charge le dossier préparé sur place depuis deux ans, la protection de l'Unesco devra s'étendre à six zones classées "biens naturels" qui, du nord au sud du territoire d'Outre-mer dans le Pacifique, présentent récifs, barrières et mangroves.

La demande de classement concerne 15.500 km2, soit 60 % du lagon de Nouvelle-Calédonie, dont 1.600 km de barrière corallienne et 800 km2 de récifs, choisis pour leur représentativité.

"La Nouvelle-Calédonie a l'avantage de présenter tous les types récifaux: récifs frangeants (les premiers à se former autour de l'île), barrière et atolls", relève Pascale Chabanet, docteur en environnement marin et chercheuse à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Nouméa.

"C'est cette diversité qui crée différents habitats permettant à tellement d'espèces différentes de cohabiter", ajoute-t-elle.

Selon elle, 350 variétés de coraux ont été identifiées en Nouvelle-Calédonie parmi 700 connues dans le monde, ainsi que 1.700 espèces de poissons (sur 3.000 répertoriées dans le Pacifique), sans compter les algues et les mollusques.

"Mais la barrière calédonienne a été peu étudiée jusqu'ici, par rapport à la Grande barrière australienne, un peu mieux connue, où 420 espèces de coraux ont été identifiées", ajoute la chercheuse.

L'idée d'inscrire ces richesses au patrimoine de l'humanité a émergé en 2002 lors de la conférence de l'Union mondiale pour la nature (UICN), à Hanoi.

Depuis 2005, le dossier a été porté par l'Initiative française des récifs coraliens (Ifrecor), dont le comité néo-calédonien rassemble, sous l'autorité du Haut Commissaire de la République, représentants de l'administration, de l'économie locale, scientifiques et ONG.

Cette instance s'est notamment chargée de promouvoir ce dossier auprès des collectivités locales et des communautés calédoniennes. "Il fallait rassurer, expliquer, apaiser les craintes d'être spolié et garantir la possibilité d'une gestion pérenne des biens concernés", indique le ministère de l'Ecologie.

"Il ne suffit pas de décréter, il faut ensuite s'assurer de la réalité de la protection".

Le ministère va maintenant relayer les collectivités locales auprès de l'Unesco, seul un Etat étant habilité à saisir l'organisation internationale. Il devra déposer sa demande avant le 31 janvier 2007 pour une inscription effective d'ici juillet 2008.

Entre-temps, les experts de l'UICN auront un an pour vérifier les critères de classement.

L'enjeu est important pour la France dont aucun site classé "ne concerne à la fois le patrimoine marin et l'Outre-mer", note le ministère.

Pascale Chabanet relève surtout que sur 700 sites naturels inscrits au patrimoine de l'humanité, le Pacifique est peu présent et que seuls une dizaine de sites coralliens y figurent, dont les barrières d'Australie et du Belize, ou l'atoll d'Aldabra aux Seychelles.

En outre, ajoute-t-elle, "la Nouvelle-Caledonie ne serait que le deuxième des 700 sites à intégrer à la fois les récifs coralliens et la mangrove".

 

Par Nicolas Semmartin - Publié dans : cap21nature
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